Auteur : Fontaine, Audray

L'ISE accueille deux nouvelles stagiaires

L'Institut des sciences de l'environnement a le plaisir d'accueillir Aminata Serme et Ruth Kouda, deux étudiantes à la maîtrise du Burkina Faso. Elles effectuent un séjour à Montréal d'une durée de 6 mois pour réaliser un stage de recherche et bénéficier des expertises et des ressources de l'ISE.

Découvrez leur portrait et leur sujet de recherche !

Aminata Serme

Aminata Serme est étudiante en fin de cycle de Master en management de l’environnement et développement durable à l’Université Aube Nouvelle (Burkina Faso). Elle est titulaire d’une licence en agronomie, formation qui lui permis d’acquérir des bases solides en sciences de l’environnement et en gestion des ressources naturelles.

Son projet de recherche

Intitulée « Détermination des îlots de chaleur urbains dans la ville de Ouagadougou à partir d’images satellitaires », ma recherche vise à cartographier les îlots de chaleur urbains dans la ville de Ouagadougou à l’aide d’images satellitaires. En analysant les températures de surface ainsi que l’occupation et l’utilisation du sol, je souhaite identifier les zones présentant les plus fortes vulnérabilités thermiques au sein de la capitale. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre la distribution spatiale des îlots de chaleur urbains et de proposer des solutions d’aménagement durable, contribuant ainsi au renforcement de la résilience climatique des villes sahéliennes.

Ce que le stage va lui apporter

Ce stage de recherche à l'ISE constitue pour moi une opportunité stratégique d’acquérir une maîtrise approfondie des outils de pointe en télédétection et en analyse spatiale. Il me permettra de développer des compétences scientifiques et techniques avancées afin de mieux comprendre les dynamiques des îlots de chaleur urbains, et de produire des informations essentielles à l’appui de la prise de décision en matière d’aménagement urbain. Les connaissances acquises contribueront à fournir des données fiables aux décideurs locaux, en vue de promouvoir un aménagement urbain plus résilient et mieux adapté aux conditions climatiques du Burkina Faso. À plus long terme, mon ambition est de poursuivre ces travaux au niveau doctoral, afin d’approfondir mon expertise scientifique et de contribuer au développement de solutions d’adaptation climatique innovantes pour les villes sahéliennes.

Ruth Kouda

Également étudiante à l'Université Aube Nouvelle en management de l'environnement et développement durable, Ruth Kouda consacre ses recherches de master à l'écocitoyenneté des enfants au Burkina Faso. Son parcours allie gestion stratégique et expertise de terrain pour adapter les modèles de durabilité aux réalités sahéliennes. Elle travaille à renforcer la rigueur scientifique de ses outils d'analyse et d'engagement citoyen.

Son projet de recherche

Passionnée par les enjeux de durabilité, mon projet de recherche explore la manière dont les enfants du Burkina Faso peuvent devenir de véritables acteurs de l’écocitoyenneté. Mon objectif est de sortir des modèles théoriques pour concevoir une approche de participation ancrée dans nos réalités et nos valeurs. Je souhaite transformer l’enthousiasme des jeunes générations en un levier de management environnemental concret pour nos communautés locales. À travers ce travail, j'ambitionne de donner une voix aux enfants dans la gouvernance verte de mon pays. Mon projet est avant tout un engagement pour bâtir un avenir durable au Burkina, porté par sa jeunesse.

Ce que le stage va lui apporter

Ce stage à l'ISE est l'occasion d'adosser mes recherches sur l'écocitoyenneté au Burkina Faso à l'expertise québécoise en éducation relative à l'environnement. En m'appuyant sur ces ressources, je compte affiner mes outils de collecte et adapter les concepts globaux aux réalités de mon terrain sahélien. Ces six mois de travail intensif donneront la rigueur scientifique nécessaire à mon mémoire pour proposer des solutions concrètes d'implication des enfants. C'est l'étape clé pour transformer mes observations en un projet solide et utile pour mon pays.

24 mars | Dans la forêt - Projection & discussion

Découvrez le documentaire avec sa réalisatrice !

L’Institut des sciences de l’environnement est heureux de s’associer aux Films du 3 Mars, pour vous présenter une projection spéciale du documentaire Dans la forêt, réalisé par Pascale Ferland.

Quels sont les défis auxquels font face les écosystèmes forestiers du Québec à l’heure des changements climatiques ? Qui sont les êtres qui habitent la forêt, la défendent, l’exploitent, l’explorent, la protègent… ? À mi-chemin entre l’invitation à l’aventure et l’engagement politique et environnemental, le film nous fait découvrir la merveilleuse complexité des forêts québécoises.

La projection sera suivie d’une discussion, animée par la comédienne Édith Cochrane, avec la réalisatrice, Pascale Ferland, et nos invité·es Pierre Drapeau (Département des sciences biologiques) et Jonathan Hope (Département d’études littéraires) et Marie-Pierre Beauvais (SNAP Qc).

Déroulement

17h30-19h30    Projection du documentaire
19h30-20h45   Table ronde

📅 Quand : 24 mars 2026, dès 17h30
📍 Lieux : Cinémathèque, salle Fernand-Seguin

Concours - gagnez une paire de billets !

Les étudiant·es des programmes de l'ISE courent la chance de gagner une paire de billets pour assister à l'événement.

Synopsis du film

Dans la forêt est un essai documentaire qui explore les liens profonds entre les humains, les animaux et la forêt. À travers des fragments de vie qui se croisent, se répondent ou se contredisent, le film esquisse peu à peu le portrait d’un monde riche et complexe, parfois trouble, où cohabitent les volontés de protéger et d’exploiter. Naviguant entre réalisme, engagement politique et onirisme, il dévoile un espace forestier qui, face aux bouleversements climatiques et à la sixième extinction de masse, murmure — à qui sait l’écouter — l’urgence de protéger le fragile équilibre entre l’humanité, la faune et la flore (Les Film du 3 Mars).

À propos de nos invité·es

Pascale Ferland
Pascale Ferland est scénariste, réalisatrice et productrice depuis plus de vingt ans. Après des études en arts visuels à l’UQAM, où ses vidéos d’art sont primées, elle développe une œuvre documentaire personnelle, ancrée dans une pratique de terrain et nourrie par le désir de faire dialoguer forme et idées. Elle signe en 2003 son premier documentaire, L’immortalité en fin de compte, suivi de L’arbre aux branches coupées (2005) et Adagio pour un gars de bicycle (2008), qui lui valent le prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada. En 2012, elle réalise et produit son premier long métrage de fiction, Ressac. En 2018, son documentaire Pauline Julien, intime et politique connaît un large rayonnement et remporte de nombreux prix. Son plus récent film, Dans la forêt (2025), prolonge cette démarche et s’inscrit au cœur des enjeux contemporains sur notre rapport à la nature et aux territoires.

Pierre Drapeau
Pierre Drapeau est professeur titulaire en écologie de la conservation au département de Sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal. Il a dirigé le Centre d’étude de la forêt (CEF) de 2010 à 2022 et il est présentement titulaire à l’UQAM de la chaire UQAT-UQAM en aménagement durable des forêts. Ses champs d’intérêt couvrent les relations «faune – habitat» en forêt tempérée et boréale. Il a entre autres, étudié en forêt boréale les effets des changements du couvert forestier sur la diversité biologique en utilisant les oiseaux et les mammifères comme indicateurs. L’importance des forêts âgées et des vieux arbres pour la faune sont au cœur de sa programmation de recherche. En 2023, il a reçu le Prix Harfang des neiges du gouvernement du Québec pour sa contribution en sciences de la faune et le Prix Michel-Jurdant de l’Acfas pour sa contribution en sciences de l’environnement.

Jonathan Hope
Jonathan Hope est professeur au département d’études littéraires de l’UQAM. Ses domaines de spécialisation sont le pragmatisme, les lettres et les humanités environnementales. Ce qui l’anime, ce sont les arrangements des vivants, leurs manières de se partager le monde. Ce qui l’intéresse, ce sont les configurations de signes, d’arguments, de documents, de métaphores, de récits, et leurs inscriptions dans le réel. Il est l’auteur de Accueils de l’autre qu’humain (PUM 2024), Ce lac (Quartz, 2024), Les saisons d’un lac (Seuil, 2026) et Escarres (Quartz 2024).

Marie-Pierre Beauvais
Marie-Pierre est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en géographie, en plus d’une maîtrise en sciences biologiques. Fascinée par la beauté du vivant et préoccupée par la protection des milieux naturels, elle a été impliquée pendant plus de 10 ans dans le milieu de la conservation au Québec. Elle a en outre été chargée de cours, consultante pour divers organismes environnementaux et responsable d’inventaires pour le Laboratoire de biogéographie de l’Université de Montréal.

Bénévole à la SNAP Québec de 2005 à 2012, elle a finalement rejoint l’équipe à l’automne 2021 dans un véritable retour aux sources. Elle souhaite joindre son énergie à celle de ses collègues passionné·e·s et dévoué·e·s pour imaginer un autre récit commun, basé sur la protection de la nature.

Édith Cochrane (animation)
Édith Cochrane est une actrice et une animatrice de télévision entre autres connue pour son rôle de Sandra dans la série Les Invincibles ou pour ses contributions à des productions jeunesses (Aurélie Laflamme, Noémie : Le Secret, Kaboum). En septembre 2014, elle devient la coanimatrice de l'émission télévisuelle Les Enfants de la télé avec André Robitaille. Elle est cofondatrice du théâtre spontané Cinplass. Sa participation, avec sa famille, à l'émission C'est plus qu'un jardin nous a également fait découvrir sa curiosité pour la préservation de la biodiversité et l'autonomie alimentaire.

16 mars | Webinaire jeunes chercheur.se.s avec Moussa Kor

Réflexion sur la réglementation du racisme environnemental au Canada

L’ISE a le plaisir de recevoir Moussa Kor dans ce nouveau rendez-vous des Webinaires des jeunes chercheur.se.s de l’institut. Le doctorant nous présente ses recherches et nous invite à nous interroger sur la portée du racisme environnemental. En effet, face aux crises climatique et sociale, nous ne sommes pas toustes égaux. Aussi, ce webinaire nous permettra de déterminer dans quelle mesure le droit à un environnement sain peut ou non constituer un levier juridique efficace de lutte contre le racisme environnemental.

📌Lieu : En ligne (Zoom)
Quand : lundi 16 mars 2025, 12h30-14h00

À propos du Webinaire

Défini comme un ensemble de politiques, pratiques et directives environnementales entrainant des conséquences négatives disproportionnées, intentionnelles ou non, sur certaines personnes, certains groupes ou certaines communautés en raison de leur race ou de leur couleur (Bullard, 1993), le racisme environnemental constitue un défi majeur pour le gouvernement canadien (CCDP, 2023).

Paradoxalement, la problématique du racisme environnemental est très peu investie par la doctrine juridique. Les principaux développements théoriques sur la question sont enregistrés en sociologie (Bullard, 2002 ; Waldron, 2021) ou en géographie (Pulido 2000), et la dimension de la réglementation est rarement intégrée. Par ailleurs, la mobilisation des associations et l’action des parlementaires ont permis la reconnaissance juridique du racisme environnemental au Canada (Loi C-226).

Ainsi, cette réflexion propose une piste de réglementation mettant en lumière l’apport du droit à un environnement sain. Toutefois, elle vise à dépasser les solutions réformistes du droit de l’environnement classique, fortement façonnées par des idéologies néolibérales et anthropocentriques (Mayrand, 2018). Dès lors, la question qu’on se pose est de savoir, dans quelle mesure le droit à un environnement sain peut-il constituer un levier juridique efficace de lutte contre le racisme environnemental?

La présentation aborde trois éléments principaux : l’archéologie et l’émergence du racisme environnemental dans le droit canadien ; les limites structurelles du cadre juridique actuel ; et la Green Legal Theory (M’Gonigle, Takeda 2013) comme une perspective critique visant à repenser le droit et la politique environnementale canadienne (Boyd, 2003).

À propos de Moussa Kor

Moussa Kor est diplômé en droit humain, action humanitaire, mines et énergies de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est candidat au doctorat en droit à l’UQAM, sous la direction de la professeure Ndeye Dieynaba Ndiaye. Il est également le coordonnateur de l’Observatoire sur les migrations internationales, les réfugiés, les apatrides et l’asile (OMIRAS). Son intérêt pour les questions environnementales découle de son parcours et de son engagement en faveur de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, dans un ordre international marqué par de fortes inégalités. Ses recherches portent sur le droit international des personnes et de l’environnement, la dialectique migration-changement climatique, le droit des peuples sur les ressources naturelles et le contentieux environnemental.

10 mars | Webinaire des jeunes chercheur.se.s avec Florent Amat

Les habitats collectifs et écologiques en France et au Québec : Des alternatives rurales plurielles en faveur de la transition socio-écologique

Quels sont les apports des collectifs dans le développement et la transformation des territoires ruraux ? Comment peuvent-ils être contributeurs de solutions aux crises sociales et écologiques? Dans ce nouveau rendez-vous des Webinaires des jeunes chercheur.se.s de l’ISE, Florent Amat, docteur en géographie et en sciences de l’environnement, nous invite à découvrir les conclusions de ses recherches sur les habitats collectifs et écologiques comme modèles puissants pour favoriser la transition socio-écologique illustrées par des exemples de la France et du Québec.

📌Lieu : En ligne (Zoom)
Quand : le mardi 10 mars 2025, 12h30-14h00

À propos du Webinaire 

Les habitats collectifs et écologiques en milieu rural sont constitués de personnes décidant d’habiter à plusieurs, à la campagne, afin d’expérimenter des modes de vie et d’organisation alternatifs, dans une forme de politisation du quotidien. Cette présentation synthétisera les résultats de ma thèse sur ces collectifs en France et au Québec. Elle propose une contribution à une géographie politique des espaces ruraux en observant les controverses sur l’avenir des territoires et leur place dans la transition socio-écologique. En scrutant diverses échelles et spatialités, elle met en lumière comment ces collectifs articulent des rapports à l’espace et des idées politiques variés, aboutissant à des stratégies socio-spatiales allant du repli micro-local presque autarcique à une ouverture large sur des réseaux (trans)nationaux dans une volonté de peser à ces échelles, en passant par une forte implication dans le développement territorial dans l’espoir d’une transformation sociale par le bas. En mobilisant une méthodologie mixte, cette thèse permet de dépasser la lecture micro-sociale souvent propre à ce type d’objet. D’une part, elle se penche sur les discours et pratiques des collectifs. D’autre part, elle s’intéresse à leurs interactions avec divers acteurs, dont les élus et personnels administratifs locaux. Elle met ainsi en valeur la variété des modalités d’engagement politique de ces collectifs en lien avec leurs spatialités. Ces résultats permettent de replacer les collectifs dans les contextes plus larges de mutation des espaces ruraux et de transition socio-écologique, et de penser leur contribution à la quête de solutions aux crises sociales et environnementales.

À propos de Florent Amat 

Docteur en géographie et en sciences de l'environnement, Florent Amat a réalisé sa thèse en cotutelle à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM et à l'Université de Rouen (France). Il s'intéresse tout particulièrement à la géographie politique des espaces ruraux contemporains, à la variété des rapports au territoire et à l'espace et aux controverses et dynamiques complexes que cela suscite, à la transition socio-écologique, et aux méthodes mixtes en géographie et sciences de l'environnement

31 mars |Webinaire des jeunes chercheur.se.s avec Audrey Grandchamp

Archives et crassiers : pour une poésie documentaire en zone industrielle

Affiche Webinaire des jeunes chercheurs de l'ISE avec Audrey Grandchamp

Existe-t-il un lien à tisser entre la boue rouge – résidu de la production d’aluminimum – et la littérature grise ?

Dans ce nouveau Webinaire des jeunes chercheur.se.s de l’ISE, l’institut accueille Audrey Grandchamp, étudiante à la maîtrise en recherche-création littéraire. Elle nous invite à plonger dans les humanités environnementales et la création littéraire pour aborder de nouveaux rapports à la matière où les résidus industriels ou la documentation scientifique, bureaucratique ou technique peuvent être appréhendés aux prismes de la critique et de la création.

Un rendez-vous à ne pas manquer pour explorer le poétique et l’environnement!

📌Lieu : En ligne (Zoom)
Quand : le mardi 31 mars 2025, 12h30-14h00

À propos du Webinaire 

Cette présentation s’inscrit dans le sillage des humanités environnementales et portera sur ma démarche de recherche-création autour du potentiel esthétique de la boue rouge, un résidu industriel « ultime » (Harpet, 1999) issu de la production d’aluminium.

Audrey Grandchamp abordera d’abord les médiations (surveillance des crassiers, privatisation des fonds archivistiques, tabou de la saleté) qui font obstacles à l’expérience immédiate de l’objet poétique, lequel se trouve sous-représenté de par sa toxicité biophysique et symbolique. Les enjeux inhérents à la gestion par invisibilisation du déchet (mise en périphérie, surveillance des parcs à résidus), seront développés pour montrer qu’on accède surtout à la boue rouge par l’entremise de littérature grise (documentation scientifique, technique, bureaucratique).

En effet, c’est à travers une quantité limitée de documents souvent confiés aux fonds archivistiques privés de grands consortiums qu’opère la rencontre avec la matière. Dans cette présentation, la jeune chercheuse propose qu’un rapprochement entre les modes de gestions de résidus industriels « ultimes », non-revalorisable, et la gestion d’archives « grises », très peu lues ou consultées, permet de développer une esthétique détritique nouvelle, fondée sur une approche littérature-science. Le recours à une pratique subversive du caviardage, du collage et d’autres opérations de déplacements (Hanna, 2010, Leibovici, 2020) favorise une pratique créatrice qui entre en dialogue critique avec ses propres sources d’information (Bloomfield et Zenetti, 2012 ; Zenetti 2017). Ces gestes de recompositions documentaires seront envisagés comme moyens de resémiotiser (Iedema, 2003) la matière résiduelle, et les documents qui en font état.

À propos d’Audrey Grandchamp 

Audrey Grandchamp envisage la poésie documentaire comme une voie d’investigation et d’expérimentation qui puisse mettre au défi notre rapport à des matières insolites et précaires, que ce soit à travers des projets solo ou des collaborations interdisciplinaires. Elle complète actuellement une maîtrise en recherche-création littéraire à l’UQAM, qui porte sur le potentiel esthétique des déchets résiduels issus de la production industrielle. Certaines de ses contributions ont été présentées dans des revues comme Zone Occupée, Espace art actuel ainsi que lors d’expositions à la Charpente des fauves, à l’édition 2025 de la Nuit de la poésie de Montréal et ailleurs.

19 février | Projection « Transitions au long cours »

L’Institut des sciences de l’environnement et la Chaire de recherche sur la transition écologique vous invitent à découvrir le documentaire « Transitions au long cours ».

Réalisé par Valérie Billaudeau (Université d’Angers), avec l’appui de Manuel Rouger, ce documentaire suit, pendant 18 mois, l’équipe du Collège des Transitions Écologiques et Sociétales-CTS, alors qu’elle accompagne divers acteurs du Pays de la Loire dans des processus de recherche-action et d’innovation pour contribuer à des transitions sociales et écologiques pour le territoire.

Quels sont les apports des sciences sociales dans ces transitions qui sont souvent appréhendées d’un point de vue technique ? Comment les résultats de la recherche-action ou de processus innovants peuvent faire système ?

La projection d’une durée de 50 minutes sera suivie d’une période d’échanges avec Valérie Billaudeau et sera animée par René Audet (Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, UQAM).

***L’événement est gratuit, mais l’inscription est obligatoire.***

📅 Quand : 19 février 2026, 13h00-15h00
📍 Lieux : UQAM, Annexe du Pavillon Judith-Jasmin (1564, rue Saint-Denis), salle JE-1150

À propos du documentaire

Pour en savoir plus sur la démarche de recherche qui a donné naissance au documentaire, vous pouvez consulter la page Web consacrée au projet sur le site Hypothèses : https://savoirsplus.hypotheses.org/transitions-au-long-cours

À propos des créateur.rice.s du documentaire

Valérie Billaudeau est enseignante chercheuse à l’Université d’Angers en Sciences de l’Information et de la Communication. Elle enseigne la communication et a orienté ses recherches sur la coopération dans l’économie sociale et solidaire au sein du laboratoire Espaces et Sociétés-UMR du CNRS 6590. Elle a choisi le film de recherche comme support méthodologie pour capter le réel et le sensible dans la recherche en Sciences Humaines et Sociales et pour élargir l’accès à ses résultats de recherche à un public en dehors du milieu académique. Elle a réalisé deux documentaires de recherche (« Scoper », 52 mn en 2020 et « Solidarité au premier temps du confinement : Faire avec », 42 min en 2021) et porte un chantier de « films en recherche » dans son UMR.

Manuel Rouger est technicien audiovisuel à l’Université d’Angers. Il intervient pour de la captation d’événements et de conférences. Il est formé à l’usage du drône et produit de nombreux projets de recherche : de la valorisation de projets en vidéo et webdocumentaires à l’accompagnement de films de recherche « chemin faisant ».

Gouverner le carbone au-delà des frontières

États des lieux et perspectives de la tarification carbone internationale 

Affiche de la conférence de Valériane Thool sur la tarification carbone internationale.

L'Institut des sciences de l'environnement est heureux d'accueillir Valériane Thool, postdoctorante de l'Université de Sherbrooke, afin d'explorer les tenants et aboutissants de la tarification carbone internationale.

La tarification carbone, en particulier dans sa forme volontaire, s’est progressivement imposée comme un instrument central des politiques climatiques récentes. Toutefois, son essor s’accompagne de fragilités structurelles qui interrogent à la fois sa légitimité et son efficacité environnementale. La multiplication des standards, l'hétérogénéité persistante des prix du carbone, ainsi que l’existence des mécanismes d’allocation gratuite au bénéfice des industries les plus polluantes contribuent à fragiliser la confiance envers les systèmes de tarification carbone. Ces dysfonctionnements limitent la capacité à atteindre les objectifs climatiques. Dans ce contexte, la conférence propose de dépasser l’idée de la tarification carbone volontaire pour présenter des modèles complémentaires ou alternatifs de tarification carbone internationale, susceptibles de renforcer la cohérence, la crédibilité et l’efficacité de l’action climatique multilatérale. L’analyse s’articule autour de trois leviers émergents, qui traduisent des évolutions profondes de la gouvernance climatique globale : les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières, les clubs climatiques et la possibilité d’une tarification carbone mondiale.

La séance sera animée par Charles Séguin, professeur au Département des sciences économiques et membre de l'ISE.

*** L'événement est gratuit, mais l'inscription est obligatoire.***

📅 Quand : 19 mars 2026, 12h30 à 14h00
📍 Lieux : UQAM, pavillon Président-Kennedy (201, avenue du Président-Kennedy), salle PK-1320

À propos de la conférencière

Valériane Thool est chercheure postdoctorale à l’Université de Sherbrooke et chercheure associée à la Chaire de recherche en droit du commerce durable, responsable et inclusif de l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent sur les solutions alternatives à la tarification carbone volontaire des États. Elle a publié plusieurs articles et donné plusieurs conférences sur ce thème, notamment pour Affaires mondiales Canada. Elle occupe le poste de chargée de cours à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke depuis 2019. Elle est également coordonnatrice pédagogique de la maîtrise en droit international et politique internationale appliqués (DIPIA) de l’Université de Sherbrooke et est directrice adjointe du Bureau d’assistance juridique internationale. Elle est vice-présidente du Réseau francophone de droit international et secrétaire générale de la Société québécoise de droit international.

27 janvier | Échanges sur l'extractivisme

L’industrie minière, celle des énergies fossiles et les mégaporcheries partagent le même rapport destructeur au monde: celui de l’extractivisme. Comment repenser notre place dans le vivant?

L’Institut des sciences de l’environnement s’associe au magazine Nouveau Projet pour vous convier à une table ronde durant laquelle Éric Pineault (membre de l’ISE et professeur au Département de sociologie de l’UQAM), Mériol Lehmann (artiste-chercheur), Martin PM (vulgarisateur scientifique et bédéiste) et Isabelle Fortin-Rondeau (autrice et militante affiliée à Mères au front) aborderont le sujet au prisme de leurs expertises et pratiques.

La rencontre se déroulera le 27 janvier, dès midi et sera animée par Nicolas Langelier (Atelier 10).
*** L’événement est gratuit, mais l’inscription est obligatoire. ***

📅 Quand : 27 janvier 2026, 12h00-13h30
📍 Lieux : UQAM, Pavillon Président-Kennedy (201, avenue Président-Kennedy), 1er étage, salle PK-1140

À propos des invité.e.s :

Nicolas Langelier, directeur d’Atelier 10 et rédacteur en chef de Nouveau Projet (animateur de la table ronde)

Nicolas Langelier est le rédacteur en chef de Nouveau Projet et le directeur d’Atelier 10, qu’il a tous les deux fondés. À titre de journaliste ou d’éditeur, il a été finaliste à plusieurs reprises aux Prix du magazine canadien, aux Grands prix du journaliste indépendant, et à d’autres prix d’excellence. Son roman Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles (Boréal) a été finaliste au Prix des libraires du Québec en 2011. Son prochain essai, Ce qu’on trouve dans la cendre, paraîtra en février 2026.

Portrait de Nicolas Langelier

Éric Pineault, professeur au Département de sociologie et à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM

Éric Pineault est économiste et professeur à l’Institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal. Il s’intéresse à l’économie écologique, au capitalisme et aux théories de la décroissance. Son entretien avec Diane Bérard, «La descente énergétique, ou la révolution qui vient», est paru dans Nouveau Projet 23 et son essai «Morts terrains», est paru dans Nouveau Projet 30.

Mériol Lehmann, artiste-chercheur

Originaire de Suisse, mais résidant au Québec depuis plus de 40 ans, Mériol Lehmann est un artiste-chercheur qui travaille principalement avec la photographie et l’audio. Préoccupé par la crise écologique actuelle, il s’intéresse à la remise en question du dualisme occidental entre nature et culture, au profit de philosophies qui réfléchissent différemment nos relations avec le monde vivant. Ses photos accompagnent l’essai «Morts terrains» de Éric Pineault, dans Nouveau Projet 30.

Martin PM, illustrateur, bédéiste et vulgarisateur scientifique

Martin PM a été professionnel de recherche avant de se consacrer à la bande dessinée. Auteur et illustrateur depuis près de dix ans, il met ses talents au service de la vulgarisation scientifique, de l’enquête journalistique, et de l’éducation citoyenne. Il est l’auteur de «Un sacrifice tout naturel», un bédéreportage sur les ratés de la protection de la biodiversité au Québec, paru dans la collection Journalisme 9 d’Atelier 10 et de «Des iles qui sortent des champs», paru dans Nouveau Projet 30.

Isabelle Fortin-Rondeau, autrice et militante pour Mères au front

Originaire de Rouyn-Noranda et diplômée de l'Université Laval, Isabelle Fortin-Rondeau possède une solide expérience en milieu communautaire, notamment en éducation populaire et en mobilisation citoyenne. Rédactrice et correctrice pigiste, elle est également militante de longue date pour la justice sociale et environnementale. Face aux enjeux de qualité de l'air dans sa région, elle occupe aujourd'hui les fonctions de chargée de campagne pour Rouyn-Noranda et de chargée de mobilisation pour Mères au front. Elle a collaboré à la rédaction de l’essai «Zones sacrifiées», paru aux Éditions du Quartz en 2025.

Six jeunes chercheurs et chercheuses de l'ISE au programme Ajalala

Programme Ajalala 2025-2026 - six étudiant.e.s de l'ISE

Un programme pluridisciplinaire et international

Une « salle où l'on règle les problèmes de la communauté », voilà le sens premier du mot béninois « Ajalala ». Et dans cette agora, on y retrouve un symbole important, celui de la jarre trouée.

Quel est donc le rapport avec un programme, inscrit dans l’initiative Pathways de Future Earth et créé en collaboration avec des partenaires de divers pays, dont le Canada et plus spécifiquement l’Institut des sciences de l’environnement ? Le programme Ajalala vise à rassembler les forces vives de la jeune recherche francophone sur les changements climatiques et la durabilité pour que celles-ci bénéficient des connaissances des un.e.s et des autres et travaillent de pair pour éviter que « l’eau ne s’échappe de la jarre »!

Ce sont 36 doctorant.e.s et 2 étudiant.e.s de la maîtrise qui participeront à cette première édition du programme Ajalala, divisé en quatre volets – conférences, ateliers, mentorats et séminaires sur le continent africain – entre novembre 2025 et juin 2026. C’est une occasion exceptionnelle pour les jeunes chercheur.se.s de bâtir leurs réseaux à l’international et de se former sur les enjeux de durabilité au prisme d’initiatives et de projets provenant des quatre hémisphères du globe.

Programme Ajalala

Du nombre des 38 participant.e.s, six étudiant.e.s des 2e et 3e cycles de l’ISE ont été sélectionné.e.s. Découvrez leurs portraits ci-dessous !

Faites connaissances avec les six participant.e.s de l’ISE

Martin Kabantu Tshikeba
Doctorant en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche
Intitulé « Intégration du Deep Learning dans la prévention des inondations dans le bassin du fleuve Congo », mon projet de doctorat vise à développer une approche innovante combinant données de terrain, images satellites et intelligence artificielle (U-Net et LSTM) pour identifier les zones à risque et émettre des alertes rapides et fiables. Dans le bassin du fleuve Congo, où les inondations causent chaque année d’importants dégâts, le modèle sera appliqué à Kinshasa, Brazzaville et Kisangani afin de renforcer la résilience des populations et des autorités locales face aux risques d’inondation en Afrique centrale.

Ce que le programme Ajalala va m’apporter
Le programme Ajalala constitue pour moi une occasion unique de renforcer mes compétences en leadership scientifique, en communication interculturelle et en valorisation de la recherche. Il m’offrira un espace d’échange avec d’autres jeunes chercheurs engagés pour la durabilité socio-environnementale et m’aidera à mieux intégrer les dimensions humaines et sociales dans la mise en œuvre de solutions technologiques pour la gestion des inondations.

Hypolite Kassin
Doctorant en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche
Mon projet de recherche analyse comment le projet de gazoduc Niger-Bénin peut contribuer au développement économique durable en Afrique de l’Ouest tout en limitant les impacts du changement climatique. À travers une approche mixte, il évalue les retombées économiques, les risques environnementaux et les stratégies d’atténuation possibles. L’objectif est de proposer un modèle d’intégration entre croissance et durabilité dans les grands projets énergétiques africains.

Ce que le programme Ajalala va m’apporter
Le programme Ajalala, fondé sur la science de la durabilité, m’aidera à renforcer mes capacités analytiques pour relier les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement. Il me permettra d’acquérir des outils interdisciplinaires et de collaborer avec des experts afin d’enrichir mon approche méthodologique. Ce programme soutiendra également l’élaboration de recommandations concrètes pour une transition énergétique durable en Afrique de l’Ouest.

Adjara Fall
Doctorante en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche :
Ma recherche porte sur la co-construction de solutions d’adaptation aux changements climatiques avec les coopératives agricoles au Bénin. J’analyse le processus d’apprentissage collectif, l’évolution des connaissances et l’adoption de pratiques climato-intelligentes en milieu rural. Mon objectif est de renforcer les capacités locales de résilience tout en valorisant les savoirs et innovations paysannes.

Ce que le programme Ajalala va m’apporter
Le programme Ajalala représente pour moi une opportunité unique d’approfondir les approches interdisciplinaires et transformatives en sciences de la durabilité. Les échanges avec d’autres jeunes chercheur·e·s et les ateliers collaboratifs me permettront d’améliorer ma méthodologie participative et de développer un réseau international actif autour des enjeux alimentaires et climatiques

Ibrahima Deh
Doctorant en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche
Mon projet de recherche porte sur les enjeux et perspectives de développement durable en Afrique sahélienne, avec un focus particulier sur la Mauritanie. Il analyse les impacts environnementaux et sociaux de l’industrie minière sur les communautés locales vivant à proximité des sites d’extraction. L’objectif est de proposer des pistes d’action favorisant un développement inclusif et durable tenant compte des réalités socio-écologiques du territoire.

Ce que le programme Ajalala va m’apporter
Le programme Ajalala représente une opportunité de renforcer mes connaissances en environnement et en développement durable, en continuité avec l’École d’Automne internationale et pluridisciplinaire tenue à Benguerir (UM6P) en octobre 2025 sur les “Stratégies socio-économiques pour un développement soutenable en Afrique rurale”. Cet événement, réunissant doctorants Nord-Sud et experts d’Afrique et d’Europe, m’a permis d’explorer des méthodologies innovantes allant de l’analyse contextuelle à l’évaluation d’impact et à la prospective, tout en stimulant la réflexion critique interdisciplinaire. Ajalala va me permettra de poursuivre cette dynamique grâce à son approche inter-, pluri- et transdisciplinaire et à son dispositif de mentorat, en renforçant ma capacité à mener des recherches ancrées dans les réalités du terrain et ouvertes au dialogue Sud-Nord.

Martin Ntoh
Doctorant en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche
Doctorant en sciences de l’environnement à l’institut des sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal, chercheur au CRSDD (anciennement Chaire de responsabilité sociale et de développement durable), je m’intéresse aux questions de transition écologique, en lien avec les transformations sociales dans une perspective multidisciplinaire. Je mène les travaux sur l’analyse des articulations entre pratiques agricoles, gestion territoriale et enjeux de développement durable, en y intégrant la question d’acceptabilité sociale, afin de contribuer à une agriculture durable et territorialisée.

Ce que le programme Ajalala va m'apporter
Le programme Ajalala représente une occasion unique de partage d’expériences entre chercheurs intéressés par les enjeux de durabilité. Il constitue un véritable carrefour interdisciplinaire et transdisciplinaire, favorisant le dialogue entre différentes approches scientifiques et pratiques autour des questions contemporaines de transition écologique. Participer à ce programme me permettrait d’enrichir ma réflexion sur la durabilité, de confronter mes perspectives de recherche à celles d’autres disciplines et de développer une compréhension plus intégrée des dynamiques sociales, économiques et environnementales qui façonnent la transition écologique.

Omar Takoune
Étudiant à la maîtrise en sciences de l'environnement

Mon projet de recherche
Mon projet de recherche examine les impacts de la densification résidentielle sur les déplacements quotidiens dans et autour du quartier de Griffintown à Montréal. À travers une analyse quantitative et géospatiale, il explore comment la morphologie urbaine, les dynamiques sociodémographiques et les infrastructures de transport influencent les choix modaux. L’objectif est d’évaluer dans quelle mesure la densification favorise ou entrave la transition vers une mobilité durable

Ce que le programme Ajalala va m’apporter
Ma participation au programme Ajalala représente une occasion stratégique d’approfondir mes recherches sur les interactions entre formes urbaines et mobilités quotidiennes. En m’inscrivant dans l’axe sur les transitions territoriales et la justice spatiale, je pourrai enrichir mon analyse de la densification résidentielle par une approche transdisciplinaire et comparative. L’intégration à ce réseau international renforcera la portée scientifique, méthodologique et collaborative de mes travaux.

25 novembre | Les émotions écologiques et le politique

Les classes de maîtres de l'ISE

Les émotions écologiques sont de plus en plus abordées dans l’espace public, en lien avec de grands bouleversements contemporains : changements climatiques, déclin de la biodiversité, extractivisme, pollution par le plastique, etc. Si l’écoanxiété (Boivin, Gousse-Lessard et Hamann-Legris, 2025) semble être l’émotion écologique la plus étudiée et médiatisée, d’autres émotions sont aussi vécues et partagées. La solastalgie et l’écocolère (Albrecht, 2021) font partie de ces états d’âme liés à la crise socioécologique. La joie militante (Bergman et Montgomery, 2021) est aussi revendiquée dans certains contextes d’engagement écosocial. Cette diversité du paysage affectif (Pihkala, 2022) reflète la complexité et l’ambivalence des vécus émotionnels associés aux enjeux environnementaux. À la lumière du foisonnement actuel de la recherche au sujet des écoémotions et de la publication d’un État du Québec (Institut du Nouveau monde, 2024) sur les liens entre politique et émotions, il importe de se pencher sur le rôle personnel et social de ces états émotionnels (Weighgold et Kalwak, 2022). En effet, ces derniers témoignent de rapports à l’environnement et aux questions socialement vives qui sont à décoder, pour mieux intervenir.

Ainsi, comment composer avec les émotions écologiques? Qu’est-ce qu’une communauté émotionnelle et quel peut être son pouvoir politique? Qu’est-ce qui fait en sorte que certaines émotions écologiques soient plus prégnantes que d’autres? Que peut-on apprendre en se penchant sur la médiatisation des émotions (Brière, 2025)? Ce sont là les principales questions qui seront abordées lors de cette deuxième Classe des maîtres de l’ISE, alors que Laurence Brière et Anne-Sophie Gousse-Lessard mobiliseront quelques dossiers environnementaux d’actualité pour ancrer leurs analyses et susciter le partage de réflexions.

**Cet événement est gratuit, ouvert à toustes, mais l’inscription est obligatoire.**

📅 Quand : 25 novembre, 10h00 à 12h00
📍 Lieux : UQAM, Pavillon Président-Kennedy (201, Avenue Président-Kennedy), salle PK-R650

À propos des maîtres

Laurence Brière est professeure au département de didactique et directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE). Engagée dans des projets de recherche partenariale, elle participe au développement d’approches méthodologiques orientées vers la justice épistémique. En puisant aux fondements de l’écologie politique et des humanités environnementales, ses recherches s’intéressent entre autres aux apprentissages collectifs, au rôle des émotions et à la place du care dans les mouvements de résistances et de luttes socioécologiques.


Anne-Sophie Gousse-Lessard est actuellement professeure au département de psychologie à l’UQAM. Son domaine de spécialisation se situe dans les champs de la psychologie sociale et environnementale. Elle codirige le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les écoémotions et l’engagement citoyen (GIREEC) qu’elle a fondé en 2020. Ses travaux de recherche portent notamment sur les processus motivationnels et psychologiques sous-tendant l’action écosociale et sur les impacts psychosociaux des changements climatiques. Elle s’intéresse particulièrement à l’écoanxiété, à l’engagement collectif et à la dépendance individuelle et collective à l’auto solo dans une perspective de transition socioécologique.

Références citées

Albrecht, G. (2021). Les émotions de la Terre. De nouveaux mots pour un nouveau monde. Les liens qui libèrent.
Bergman, C. et Montgomery, N. (2021). Joie militante. Construire des luttes en prise avec leur monde. Éditions du commun.
Boivin, M., Gousse-Lessard, A.-S. & Hamann-Legris, N. (2025) Towards a unified conceptual framework of eco-anxiety: mapping eco-anxiety through a scoping review, Cogent Mental Health, 4:1, 1-48. https://doi.org/10.1080/28324765.2025.2490524
Brière, L. (2025). Apprendre de la politique des émotions écologiques. Frontières, 36(1). https://doi.org/10.7202/1117118ar
Institut du Nouveau Monde (2024). L’État du Québec 2025 : Sommes-nous une société émotive? Somme toute/Le Devoir.
Pihkala, P. (2022) Toward a Taxonomy of Climate Emotions. Frontiers in Climate, 3. https://doi.org/10.3389/fclim.2021.738154       
Weighgold, V. et Kalwak, W. (2022). The Relationality of Ecological Emotions: An Interdisciplinary Critique of Individual Resilience as Psychology’s Response to the Climate Crisis. Frontiers in Psychology, 13. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2022.823620

Institut des sciences de l'environnement (ISE)

Une unité multidépartementale et multifacultaire qui anime la vie académique et coordonne la concertation interdisciplinaire, dans un esprit d'ouverture, de collégialité et de liberté académique.

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