Webinaires Jeunes chercheuses & jeunes chercheurs de l’ISE

La série de webinaires Jeunes chercheuses & jeunes chercheurs de l’ISE fait relâche jusqu’à l’automne prochain! Merci à tous nos présentatrices et présentateurs, ainsi qu’aux personnes qui ont suivi la série tout au cours de l’année.

Restez à l’affût des nouvelles de la programmation de la saison prochaine qui seront diffusées au retour des vacances estivales!


Afin de mieux exposer les travaux qui occupent nos jeunes chercheuses et chercheurs en sciences de l’environnement, des étudiantes en fin de parcours aux cycles supérieurs à l’ISE présenteront les résultats de leurs recherches – trop souvent méconnus! – aux membres de l’Institut et de la communauté uqamienne.

Que vous soyez étudiant-e en fin de parcours curieux de voir l’aboutissement des travaux de vos homologues, professeur-e à l’ISE curieux de découvrir les travaux qui ont cours dans les équipes de recherche de vos collègues et potentiels futurs collaborateurs, étudiant-e nouvellement inscrit qui cherche à échanger sur le cheminement des études en sciences de l’environnement – ou curieux tout court! -, ces webinaires sont pour vous!


Saison 2021-2022

Lundi 25 octobre

Résumé:
De la disposition de quelques pots sur les balcons jusqu’à l’entretien de grands potagers en cour-arrière, la pratique du jardinage alimentaire domestique est commune dans la région de Montréal. Cependant, les caractéristiques des ménages qui jardinent et les conditions pour la contribution alimentaire des initiatives restent à préciser. Cette recherche pointe alors la nécessité d’aborder ces questions à l’échelle des ménages en tentant compte de leur structure, leurs besoins et des comportements alimentaires de leurs membres.  
Sous la direction de Louise Vandelac (sociologie, UQAM) et d’Éric Duchemin (professeur associé à l’ISE, AU/Lab).


Mercredi 1er décembre

Si l’humanité subit déjà la violence des changements climatiques, nous ne sommes pas tous égaux devant ce fléau. Pour dépasser le consensus vert pâle qui vante le marché du carbone ou les technologies vertes, il faut poser la question taboue : celle de la sortie du capitalisme. Pourquoi dénoncer la surproduction plutôt que la surconsommation? Une économie capitaliste fondée sur les énergies renouvelables est-elle réaliste? Dans leur livre Pour une écologie du 99 %, les auteurs se sont appliqués à répondre à ces questions tout en proposant à la fois les clés pour comprendre les origines de la crise et l’impulsion nécessaire pour pousser à l’action.
Pour une écologie du 99 % – 20 mythes à déboulonner sur la capitalisme est publié aux éditions Écosociété.

Arnaud Theurillat-Cloutier est dirigé par Éric Pineault (sociologie) et Frédéric Legault est dirigé par Éric Pineault et Simon Tremblay-Pepin (Université St-Paul).


Mercredi 19 janvier

Résumé:
L’agriculture de conservation est apparue depuis quelques décennies comme une pratique alternative au travail conventionnel du sol pour limiter la dégradation des sols, mais les analyses socio-économiques de sa performance et de son adoption par les agriculteurs se heurtent généralement à un problème d’identification des adoptants de l’agriculture de conservation. L’objectif de cette étude était donc de développer un indice composite pour mesurer le niveau d’adoption de l’agriculture de conservation des producteurs de maïs au Québec. Pour atteindre cet objectif, un modèle d’adoption partielle de l’agriculture de conservation à la fois au niveau de la parcelle et de la ferme a été développé pour construire l’indice composite et les données sur 120 producteurs de maïs ont également été utilisées pour évaluer le niveau d’adoption de l’agriculture de conservation au Québec. Le nouvel indice composite a amélioré la mesure de l’adoption de l’agriculture de conservation puisqu’il a permis de discriminer les agriculteurs en fonction du niveau d’adoption des principes de l’agriculture de conservation. Les résultats montrent également que la plupart des producteurs de maïs (80%) sont des adoptants partiels de l’agriculture de conservation. Les résultats montrent aussi que beaucoup de producteurs de maïs (39,17%) présentent une certaine flexibilité dans l’adoption des principes de l’agriculture de conservation.  
Sous la direction de Jean-François Guay (MAPAQ) et Charles Séguin (sc. économiques).


Mercredi 23 février

Résumé:
Le conseil agricole, d’une importance capitale pour l’acquisition des connaissances des agriculteurs, est basé sur la relation de service que le conseiller développe avec les agriculteurs où, l’appartenance à des groupes sociaux occupe une place importante. Cependant, les études menées sur le genre en agriculture ne mentionnent que très peu le genre dans les services de conseil malgré le nombre croissant de femmes dans les organismes de conseil agricole. Cette recherche pose donc une question cruciale qui est celle de savoir comment est-ce que la féminisation du métier de conseiller agricole au Canada et en France transforme les rapports sociaux de sexe dans le conseil, permet une meilleure intégration du service des conseillères agricoles et quelles en sont les effets sur la mise en visibilité des agricultrices et l’adoption des pratiques agricoles durables? Pour répondre à cette question de recherche, nous procèderons en trois grandes étapes : D’abord comprendre en quoi consiste cette féminisation du conseil agricole, ensuite, nous nous intéresserons aux pratiques et approches de travail des conseillères agricoles et enfin nous ferons à travers une étude de cas, l’analyse du lien entre la féminisation du conseil, les enjeux sanitaires et environnementaux, notamment l’exposition des conseillers aux pesticides et la promotion des pratiques de développement durable.
Sous la direction d’Élisabeth Abergel (sociologie).


Mercredi 23 mars

Résumé:
Il est bien connu dans le milieu scientifique que les espèces exotiques envahissantes sont parmi les problématiques les plus importantes sur l’environnement. Beaucoup de ces envahisseurs – notamment les végétaux – sont connus pour diminuer la diversité des plantes indigènes et des invertébrés. Le nerprun bourdaine (Frangula alnus Miller), originaire d’Europe, est un arbuste introduit dans l’est de l’Amérique du Nord vers la fin des années 1800 et est maintenant signalé comme espèce exotique envahissante au Québec. Malgré le consensus académique et scientifique sur le danger que représentent généralement les plantes exotiques envahissantes, certaines espèces sont plus menaçantes que d’autres. Malheureusement, les impacts du nerprun bourdaine sur la biodiversité sont encore peu étudiés et les quelques études réalisées montrent des résultats ambigus. Ma recherche a donc pour but de déterminer si F. alnus est problématique pour la biodiversité et la structure des communautés de plantes indigènes et de macro-arthropodes décomposeurs (mille-pattes et cloportes). Mes observations semblent montrer un effet négatif faible sur ces deux groupes par le nerprun bourdaine. Cette observation semble perpétuer l’ambiguïté face aux dommages environnementaux causés par cette espèce ; d’où l’intérêt d’investir davantage dans la recherche sur les complications que F. alnus peut engendrer.
Sous la direction de Tanya Handa (sc. biologiques) et de Dan Kneeshaw (sc. biologiques).


Saison 2020-2021

Jeudi 8 octobre 2020

Résumé:
L’analyse du cycle de vie est un outil performant lorsque vient le temps d’évaluer l’impact environnemental global d’un système. Toutefois, les modèles utilisés pour le moment ne considèrent pas adéquatement les impacts des débris marins sur le bon fonctionnement des écosystèmes. À l’aide des données écotoxicologiques existantes concernant les microparticules de plastiques, il est possible de quantifier une portion de leurs impacts et ainsi d’améliorer les méthodes utilisées en évaluation des impacts du cycle de vie.
Sous la direction de Cécile Bulle (dép. stratégie, responsabilité sociale et environnementale, UQAM) et Anne-Marie Boulay (Polytechnique).


Jeudi 12 novembre 2020

Résumé:
Malgré que les dimensions sociopolitiques de l’agriculture soient répandues, la littérature ne nous offre pas un cadre permettant d’analyser l’ensemble de ces dimensions. L’analyse de 232 articles et des activités réalisées par 72 organisations nous a permis de bâtir un cadre analytique portant 7 catégories, 25 dimensions et 75 indicateurs.
Sous la direction de Johanne Saint-Charles (dép. communication sociale et publique, UQAM).


Jeudi 10 décembre 2020

Résumé :
Depuis le début du XXIe siècle, un nombre croissant d’initiatives alimentaires alternatives ont émergé pour proposer des solutions viables et locales à l’insécurité alimentaire, constituant un des mouvements sociaux les plus importants dans les sociétés dites du Nord, ce qui inclut le Québec. Notre recherche porte sur les actions collectives qui s’inscrivent dans un processus de sécurisation alimentaire. Parmi celles-ci, certaines peuvent être vues comme des initiatives de « design autonome » au sens d’Arturo Escobar (2017) portées par et pour les communautés qui revendiquent la justice alimentaire. L’étude de cas porte sur l’initiative expérimentale de la Fermette de Pointe-Saint-Charles pour comprendre dans quelle mesure une initiative collective par le « design autonome » peut-elle favoriser la justice sociale, environnementale et alimentaire?  
Sous la direction de Juan-Luis Klein (dép. géographie, UQAM)


Mardi 16 février 2021

Résumé:
De nombreuses études épidémiologiques mettent aujourd’hui en évidence l’implication des pesticides dans la survenue de pathologies chroniques. Alors que la France reconnaît certaines maladies professionnelles provoquées par les pesticides, dont la maladie de Parkinson et les hémopathies malignes, le Québec accuse toujours de nombreux retards dans ce dossier. Tirant profit de l’expérience française, cette recherche vise à dégager les stratégies de transition vers une meilleure couverture de ces problèmes de santé au Québec.  
Sous la direction de Louise Vandelac (Collectif de recherche écosanté sur les pesticides, les politiques et les alternatives, UQAM)


Mardi 16 mars 2021

Résumé :
La construction des bâtiments est un contributeur majeur à l’épuisement des ressources minérales et métalliques, d’où la nécessité d’évaluer l’utilisation par rapport au budget qui assure le bon maintien de la réserve. L’étude utilise le concept des limites planétaires afin de définir un budget annuel de dissipation de ressource jusqu’à l’adaptation complète des utilisateurs à d’autres substituts. Les approches d’allocations permettent d’allouer un budget au secteur de la construction des bâtiments et au cycle de vie d’un type précis des bâtiments.
Sous la direction de Cécile Bulle (dép. stratégie, responsabilité sociale et environnementale, UQAM) et de Mario Santana (Université de Carleton).


Mardi 13 avril 2021

Résumé:
Traditionnellement intéressé aux discours et médiatisations des problèmes environnementaux, le champ de la communication environnementale est en mutation. Le contexte socio-environnemental actuel transforme les pratiques de ce champ, et oblige les praticiennes en communication environnementale à tendre l’oreille ailleurs, à faire entendre des voix et des pratiques jusqu’ici ignorées, et à créer des méthodes sensibles liant les enjeux environnementaux et communicationnels. Sous le prisme d’approches écoféministes, cette recherche explore l’importance des expériences relationnelles et situées en tant que savoirs légitimes et indispensables pour penser les enjeux socio-environnementaux contemporains.  
Sous la direction d’Élisabeth Abergel (dép. sociologie) et d’Anouk Bélanger (dép. communication sociale et publique).

Institut des sciences de l’environnement (ISE)

Une unité multidépartementale et multifacultaire qui anime la vie académique et coordonne la concertation interdisciplinaire, dans un esprit d’ouverture, de collégialité et de liberté académique.

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